Natura 2000 et la Lagune du Brusc

Natura 2000 est un réseau écologique de sites représentatifs de la biodiversité européenne. Il vise à favoriser le maintien de la biodiversité tout en intégrant les activités économiques, sociales, culturelles et régionales dans une logique de développement durable.

Le site de la Lagune du Brusc est inscrit au réseau Natura 2000 au titre de la directive "Habitat" (1992) qui prévoit la création de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) destinées à permettre la conservation d’habitats et espèces, comme la posidonie entre autre.

Tel une véritable forêt sous-marine, l’herbier de posidonies se développe en Méditerranée entre 9°C et 29°C et nécessite une concentration en sel comprise entre 33g et 46g par litre d’eau. En fonction des mouvements de l’eau de mer et de sa température, les herbiers de posidonie ne présentent pas le même aspect. Les plus courants sont les herbiers de plaine. Là où l’eau est en fort mouvement, on rencontre les herbiers de colline. On parle d’herbiers tigrés lorsqu’ils sont rencontrés à faibles profondeurs et constitués de bandes plus ou moins parallèles, en escalier sur des fonds durs et même ondoyants en limite inférieure. L’épaisseur de la matte de posidonies peut parfois être tellement importante qu’il est arrivé que des plongeurs retrouvent l’épave de bateaux comme "la romaine" qui a coulé avec son chargement vers 55 av JC !

Les herbiers constituent un abri, une frayère et une nurserie pour de nombreuses espèces. On y a recensé plus de 400 espèces différentes de végétaux et plusieurs milliers d’animaux.

Grâce à leur photosynthèse, les herbiers produisent d’énormes quantités d’oxygène. Des scientifiques ont mesuré en Corse, à 10m de profondeur, un dégagement de 14 l d’oxygène par jour par m² d’herbier !

La valeur des herbiers de posidonie est inestimable. Economiquement, celle-ci est bien plus importante que celle des récifs coralliens, bien plus même que celle de la forêt tropicale.

Un autre trésor de notre littoral : les Calanques

Derrière leur image « de roches sans vie, séchées par le soleil, balayées par le vent et les embruns », notre littoral est un écrin de nature, riche et méconnu.
Située dans la zone la plus aride de France, la vie sauvage dans les calanques est pourtant bien représentée :

11 % des plantes vasculaires (tous les végétaux sauf les mousses, les lichens et les algues) recensées sur le territoire national s’y retrouve.

Plus d'un tiers des habitats naturels terrestres et marins du secteur “ Calanques et archipel de Riou ” sont désignés par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel) comme des espaces de très haut intérêt biologique.

Près de la moitié de l'espace marin des “ Calanques et archipel de Riou ” est reconnu d'intérêt européen (Réseau Natura 2000).

Certaines espèces sont caractéristiques de ces milieux : la Sabline de Provence est endémique, elle ne vit qu’entre Marseille et Toulon, l’Orpin du littoral quant à lui, n’est localisé au niveau national que sur les rochers littoraux de Marseille, au même titre que certains insectes.

La faune sauvage des calanques présente d’autres éléments remarquables comme le Lézard ocellé, le plus grand lézard d’Europe qui connaît un fort déclin actuellement, tout comme de nombreuses espèces marines rares et menacées.


En bateau, adoptez les bons gestes !

• Ne vous amarrez pas aux bouées destinées au balisage.
• Privilégiez le mouillage de votre embarcation sur un fond de sable plutôt que dans un herbier de posidonies ou un tombant à coralligène.
• Ne jetez aucun déchet solide ou liquide, ni à terre, ni en mer… ramenez-les aux ports.
• Utilisez, si possible, les produits détergents les plus respectueux de l’environnement.
• Limitez votre pêche aux espèces et tailles autorisées.
• Respectez la tranquillité du site et le voisinage.